mercredi 10 avril 2013

Uruguay: un président vraiment normal


Uruguay: un président vraiment normal
"Le bonheur sur terre (...) ce sont quatre ou cinq choses, les mêmes depuis l'époque de Homère: l'amour, les enfants, une poignée d'amis..."
José Mujica vit avec 680 € par mois, le  salaire moyen de son pays 

         «On m’appelle « le président le plus pauvre »,  mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne  travaillent que pour essayer de garder un train de vie dispendieux, et  en veulent toujours plus », dit-il. 
   «C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de biens, alors vous n’avez pas besoin de  travailler toute votre vie comme un esclave pour les garder, et donc  vous avez plus de temps pour vous-même »,  conclut-il.
  Le seul "luxe" du président est une  Coccinelle bleue, achetée en 1987. Il continue de vivre sur sa ferme  et refuse d'aménager au Palais  Présidentiel.
  Agriculteur de métier et membre  de la guérilla pendant les années de la dictature militaire, il a reçu  six balles dans le corps et passé 14 années en prison dans des  conditions difficiles (isolement et torture) avant d’être libéré en  1985, quand l’Uruguay est devenue une démocratie. 
  Il est devenu député  en 1995, puis sénateur, Ministre de l'agriculture et Président en  2010.
  L’Uruguay fut l’un des premiers pays  du monde à abolir la peine de mort, en 1907. Six ans plus tard, il  autorisait les femmes à réclamer le divorce. L'Uruguay est le pays le moins corrompu du continent  sud-américain, et un des plus heureux.
  Critiquant  «l’hypocrisie» des sociétés modernes et des dirigeants mondiaux, José  Mujica a  lancé en juin un vaste débat, qui a dépassé les  frontières de ce petit pays de 3,3 millions d’habitants, sur la  production et la vente de cannabis sous contrôle de l’État, afin de  lutter contre le trafic et la toxicomanie. Projet très controversé  même dans son pays.
   Et enfin il a dépénalisé  l'avortement sous certaines conditions et depuis octobre 2012 il est  légalisé, même si Mujica reconnaît des blocages «philosophiques, religieux, intimes», jusque dans les rangs de son parti. 
Cette  question «devrait être résolue par un vote direct de toutes les femmes  d’Uruguay. Et que nous, les hommes, nous nous taisions!»,  s’emporte-t-il !  

 Article du Point:

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